En valeureux porte-drapeau et digne représentant d’un groupe culte qui avait disparu depuis près de quinze ans, Stéphane Guichard reprend du service et redonne vie à sa créature.

Le line-up a bien changé, et des « Sukup » (qui fut l’un des grands noms du rock français) il ne reste que lui, le chanteur. Laisser dormir un tel potentiel était grave erreur. La voix atypique qui faisait tout le charme du groupe et qui, de facto, lui conférait un côté très racé, n’a pas bougé d’un iota.

Appuyé par les lignes de basse généreuses de l’ami Tintin (The Dregs) et les rythmiques raffinées de Florian Herpe (The Firewalkers), le chant est encore et toujours le maître du jeu. Les dix titres rappellent que les Soucoupes étaient le pilastre de la scène rock des années 80 et méritent amplement de s’exprimer aujourd’hui. Leur retour devait être remarqué et apprécié à sa juste valeur, voilà qui est fait.